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AIF se bat pour garder le savoir-faire des outils coupants en France

AIF appelle à défendre son industrie locale : La France a perdu la bataille des machines-outils. Aujourd’hui, elle risque de perdre le savoir-faire stratégique de l’usinage avec la délocalisation des outils coupants. C’est en effet à travers les outils coupants que sont conçues les solutions d’usinage qui garantissent la performance industrielle.
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Ce pionnier français de la fabrication d’outils coupants fondé en 1958, résiste à la délocalisation grâce à sa réactivité et à l’innovation. Les outils coupants, une production stratégique pour l’indépendance industrielle française Le savoir-faire et la performance de l’usinage viennent de la maitrise de trois éléments : les machines-outils, les outils coupants et la méthode d’usinage.

Pour garantir la meilleure performance d’usinage, il faut maitriser au moins deux de ces trois composantes. Les usineurs travaillent en étroite collaboration avec les fabricants d’outils coupants pour élaborer des outils adaptés à leurs besoins en échangeant sur les méthodes d’usinage ainsi que sur les plans de conception et les données des pièces à usiner. Délocaliser le secteur des outils coupants à l’étranger, c’est prendre un risque sur la perte de confidentialité des plans et du savoir-faire de l’usineur, en plus du risque de mauvaise interprétation des données de conception à cause de la barrière de la langue. C’est le risque à terme d’une perte de compétitivité des industriels en France.

La crise du Covid a entrainé la délocalisation d’une partie de la production d’outils coupants Après le secteur des machines-outils, la délocalisation menace aujourd’hui le savoir-faire français du marché des outils coupants. La crise du secteur aéronautique et automobile a entrainé une baisse de près de 30% des ventes pour le secteur. Plusieurs usines spécialisées dans la conception et la fabrication d’outils coupants ont déjà fermé en France et les productions sont parties à l’étranger, allongeant les délais de livraison.

Un risque élevé de perdre la compétence française

 AIF a joué la carte de l’innovation et du développement pour compenser les effets de la crise. Le spécialiste des outils coupants sur mesure a renforcé son équipe avec de jeunes talents expérimentés venant des leaders mondiaux et d’un service de scan 3D permettant de scanner tout type de pièce mécanique, notamment des outils coupants à réparer. La société a investi dans l’innovation en s’équipant de machines de dernière technologie. Il dispose ainsi de 5 affûteuses robotisées pour répondre aux besoins d’affûtages et de réaffûtages et est en cours d’obtention d’un brevet pour sa dernière innovation, un outil de lamage en tirant destiné au marché de l’aéronautique.

L’entreprise s’est également tournée vers de nouveaux marchés tels que l’industrie ferroviaire ou le secteur pharmaceutique. L’entreprise dispose d’un atout de taille : sa réactivité logistique. Comme elle produit et stocke en France, elle est plus réactive que les fournisseurs d’outils coupants implantés en dehors des frontières. AIF peut compter sur la confiance de ses clients, parmi lesquels Dassault, Howmet, Alstom, GE ou Safran, etc.

 Pour Vinh Kok Quach, président d’AIF, « perdre la maitrise des outils coupants en France augmente le risque de délocaliser nos usinages à l’étranger. Les outils coupants restent un atout clé pour gagner en performance. Ils permettent de maintenir la compétitivité de la France face à des pays à bas cout. Soudés autour de nos valeurs, les équipes de AIF sont mobilisées pour continuer à produire en France et livrer nos clients avec la plus grande réactivité. »

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